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Que faire lorsque votre demande d’invalidité de longue durée (« ILD ») est refusée

Le processus de demande pour les prestations d’invalidité de longue durée (« ILD ») peut être long et complexe. Trop souvent, le processus comprend un refus des prestations d’ILD.  Cet article résume les étapes à suivre si votre demande de prestations d’invalidité de longue durée est refusée par la compagnie d’assurance.

Les motifs d’un refus

Les contrats d’assurance d’invalidité de longue durée ont souvent deux définitions d’invalidité totale. (Voir notre « Foire aux questions » au sujet de l’ILD ).  Les demandes pour les prestations d’ILD sont généralement refusées dès le départ ou après 24 mois de prestations lorsqu’une nouvelle définition d’invalidité totale entre en vigueur.

Comment répondre au refus d’une demande de prestations d’ILD

1. N’abandonnez pas votre demande! 

Les gens sont souvent découragés lorsque leur demande de prestations d’ILD est refusée. Les refus font partie du processus. Vous avez droit de porter appel à la décision initiale de refus.

2. Processus d’appel interne 

Les compagnies d’assurance ont habituellement un processus d’appel interne. Vous devez porter appel à la décision dans le délai prescrit. Expliquez pourquoi vous n’êtes pas d’accord avec la décision. Si les prestations sont refusées en raison d’un manque d’information médicale, consultez votre médecin afin d’obtenir de l’information médicale plus détaillée. Vous devez être aussi précis que possible et décrire pourquoi votre maladie ou invalidité vous empêche de travailler. Il arrive parfois que les compagnies d’assurance infirment leur décision initiale lors du processus d’appel interne, particulièrement si vous fournissez de la preuve médicale additionnelle. Malheureusement, dans la majorité des cas, la décision initiale n’est pas infirmée lors du processus d’appel interne, dans quel cas vous pouvez entamer une poursuite judiciaire.

3. Déposer une poursuite judiciaire

Afin d’obtenir les prestations d’ILD auxquelles ils ont droit, les gens doivent souvent entamer une poursuite judiciaire contre la compagnie d’assurance. Pour plusieurs, cette étape peut sembler impossible, surtout lorsqu’on est malade et sans revenu. Dans ces cas, il est recommandé d’obtenir des conseils d’avocats compétents et expérimentés dans le domaine d’assurance invalidité. Ces avocats peuvent vous conseiller quant à vos droits en vertu du contrat d’assurance et peuvent vous aider à obtenir les prestations pour lesquelles vous avez payé les primes.

Les avocats travaillent soit sur une base de tarifs horaire ou sur une base d’honoraires conditionnels où ils reçoivent un pourcentage du montant récupéré de la compagnie d’assurance. Beaucoup de clients préfèrent conclure des ententes sur les honoraires conditionnels, car aucun paiement ne doit être déboursé avant qu’ils recouvrent les sommes dues par la compagnie d’assurance.

Dans tous les cas, nous vous conseillons d’obtenir des conseils juridiques aussitôt que possible à la suite du refus de la compagnie d’assurance de payer les prestations d’ILD. Il y a des délais applicables au processus d’appel et au processus judiciaire. Si vous manquez les délais, vous risquez de perdre le droit de poursuivre la compagnie d’assurance ou d’obtenir un redressement de la cour.

4. Le processus judiciaire

Il y a plusieurs étapes dans le processus judiciaire. La majorité des poursuites ne franchissent pas toutes les étapes. En fait, la plupart des poursuites règlent, soit à la médiation ou avant le procès. Les étapes d’une poursuite judiciaire sont les suivantes :

  • L’introduction d’une demande (la déclaration)
  • La défense
  • La réponse à la défense
  • L’affidavit de documents
  • Les interrogatoires au préalable
  • La médiation obligatoire
  • La conférence préparatoire au procès
  • Le procès

5. La médiation obligatoire 

La plupart des poursuites règlent à la médiation, soit avant ou après les interrogatoires au préalable. La médiation est une séance de négociation menée par une tierce partie indépendante et expérimentée dans le domaine de droit de l’assurance invalidité. Le médiateur étudie avec les parties les possibilités de règlement ainsi que les risques et les coûts du litige. Le médiateur aide les parties à déterminer si un règlement à l’amiable est possible ou s’il est préférable de poursuivre au process.

Conclusion

Si on vous a refusé des prestations d’ILD, de grâce, n’abandonnez pas! Consultez des avocats expérimentés dans le domaine et suivez leurs conseils.  Vous aurez une bonne chance d’obtenir une solution satisfaisante.

Nous pouvons vous aider à naviguer le processus de demande de prestations d’invalidité de longue durée, le processus d’appel et si nécessaire la poursuite en justice. Consultez un de nos avocats expérimentés en droit d’invalidité si vous envisagez de faire une demande de prestation d’invalidité de longue durée ou si votre demande a été refusée.

[Cet article est disponible à titre d’information et n’est pas un avis juridique. Un avis juridique ne peut être donné  sans tenir compte de votre situation personnelle.]

Quels sont les motifs valables pour le congédiement?

Votre employeur n’a besoin d’aucun motif  pour mettre fin à votre emploi tant et aussi longtemps qu’il respecte votre contrat d’emploi et/ou vous donne un préavis raisonnable . Votre employeur peut toutefois vous congédier sans préavis s’il a un motif valable pour le congédiement.  Effectivement, votre employeur peut mettre fin à votre emploi sans préavis si vous avez violé une condition essentielle de  votre contrat d’emploi en raison de votre mauvaise conduite, votre désobéissance ou votre incompétence.

Une approche contextuelle pour déterminer s’il y a motif valable de congédiement

Au Canada les tribunaux judiciaires utilisent une approche contextuelle pour déterminer si un employeur avait des motifs valables pour congédier un employé sans préavis.  La nature et la gravité de l’acte sont des facteurs importants ainsi que le contexte et les circonstances entourant la mauvaise conduite.  Finalement, les tribunaux doivent déterminer si le congédiement est juste.  Il doit y avoir un équilibre entre la gravité de l’inconduite et la sanction imposée.

Motifs de congédiement

 1. Négligence à remplir ses devoirs en vertu du contrat d’emploi

Tout employé a l’obligation de remplir ses devoirs en vertu du contrat d’emploi. Si vous négligez vos fonctions, cela peut mener au congédiement.  Par exemple, si vous arrivez constamment en retard au travail, ou si vous avez un taux d’absentéisme élevé, cela peut mener au congédiement en absence de motif valable.

 2. La malhonnêteté

La fiabilité est une qualité essentielle de tout employé. Les employeurs doivent avoir confiance en leurs employés.  La malhonnêteté peut donc mener au congédiement justifié selon le contexte et les circonstances de l’affaire.  Par exemple, mentir afin de cacher votre mauvaise conduite peut être un motif valable de congédiement à moins de circonstances atténuantes telles qu’un retrait immédiat du mensonge.  Peu importe les circonstances, l’honnêteté doit être de rigueur.

3. Le vol et la fraude

Le vol et la fraude sont des fautes tellement graves que même si ce sont des actes isolés, votre employeur peut vous congédier sans préavis pour motive valable. Le détournement de fonds, l’utilisation illicite de la propriété de l’employeur, l’abus des congés de maladie et la conduite des affaires personnelles pendant les heures de travail sont tous des exemples qui peuvent mener au congédiement justifié.  Puisqu’une allégation de vol ou de fraude est une allégation sérieuse, l’employeur doit être en mesure de démontrer que vous aviez l’intention de voler ou de commettre la fraude.  Comme indiqué plus haut, le contexte et les circonstances entourant l’acte doivent être  considérés afin de déterminer s’il y a motif valable pour le congédiement.  Par exemple, un employé qui a fait une erreur de jugement, sans motif malhonnête, doit avoir la chance de fournir une explication et si son explication est raisonnable, l’employeur pourrait ne pas avoir un motif valable pour le congédier.

4. Inconduite

Une inconduite sérieuse peut constituer un motif valable pour le congédiement. Une telle inconduite est normalement incompatible avec les fonctions de l’employé et préjudiciable à l’entreprise de l’employeur.  Le harcèlement sexuel, une agression physique d’un collègue de travail et même des activités criminelles en dehors des heures du travail sont tous des exemples de motifs valables de congédiement pour inconduite.  Encore une fois, afin de déterminer si l’inconduite est suffisamment grave pour être un motif  valable de congédiement on doit considérer  la nature de l’inconduite, le contexte et les circonstances particulières de la situation.  La question ultime est à savoir si le congédiement est juste.

5. Incompétence

Un employeur ne peut pas vous congédier simplement parce qu’il n’est pas satisfait de votre prestation de service.  S’il est insatisfait, il doit vous donner la chance d’améliorer votre performance.  Il doit démontrer que ses attentes sont objectivement raisonnables et que malgré tout, vous êtes toujours incapables de fournir une prestation de service adéquate.

Conclusion

Plusieurs facteurs doivent être considérés pour déterminer si l’employeur avait des motifs valables pour vous congédier. Si votre employeur a mis fin à votre emploi sans préavis pour « motifs valables », consultez un avocat compétent dans le domaine.

[Cet article est disponible à titre d’information et n’est pas un avis juridique. Un avis juridique ne peut être donné  sans tenir compte de votre situation personnelle.]

Avez-vous été congédié? Nous pouvons vous aider.  Consultez un des avocats expérimentés en droit de l’emploi chez Raven, Cameron, Ballantyne & Yazbeck LLP/s.r.l.

 

 

 

La Cour fédérale du Canada annule le vote ordonné par le Ministre

Le 30 août 2013, la Cour fédérale du Canada a cassé l’ordonnance rendue par le Ministre du Patrimoine, James Moore, et a annulé un vote forcé sur les employés de l’Agence des services frontaliers du Canada (“ASFC”) dans le groupe Frontière/Border (“FB”).

L’ordonnance du Ministre a été rendue suite à une demande du Président du Conseil du Trésor, Tony Clement, pour un vote forcé sur la dernière offre de l’employeur, en date du 6 mai 2013. Le Ministre Moore a ordonné le vote sans consultation ou préavis à l’Alliance de la fonction publique du Canada (« AFPC »), l’agent négociateur qui représente les plus de 7 000 employés affectés.

L’AFPC a contesté la décision devant la Cour fédérale du Canada. Dans sa décision, l’Honorable Mary Gleason a reconnu l’importance du vote sur les intérêts de l’AFPC. La juge Gleason a déterminé qu’il « serait difficile de trouver une décision qui pourrait avoir un plus grand impact sur les intérêts du syndicat qu’une ordonnance forçant un vote sur les membres de l’agent négociateur ». La juge Gleason a conclu que l’AFPC était en droit de recevoir un préavis de la demande de l’employeur ainsi qu’une possibilité réelle de faire des représentations.

L’Honorable juge Gleason a noté le devoir des deux parties à négocier de bonne foi et a cassé la décision du Ministre, sans renvoyer la question pour une nouvelle détermination. Par conséquent, « toutes les activités entreprises par la CRTFP à l’égard de la tenue de ce vote doivent cesser, car il n’y a plus de décision les autorisant. »

L’AFPC était représentée par Andrew Raven et Wassim Garzouzi de Raven, Cameron, Ballantyne & Yazbeck LLP/s.r.l.